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L'Agroécologie c'est possible - tribune d'agronomes version courte

  • il y a 2 heures
  • 2 min de lecture



Transformer notre agriculture est possible.

Un collectif d’agronomes la propose !

 

Répondre aux crises agricoles par des lois d’urgence est révélateur de l’incompréhension d’une grande partie des mondes politique et syndical face aux racines profondes de ces crises. 

Les choix politiques faits dans les années 1960 doivent être revus au regard des évolutions du climat, de la biodiversité, et du droit fondamental d’accès de tous à une alimentation de qualité.

Le maintien du statu quo par certains lobbies ne fait qu’accélérer la disparition des exploitations agricoles au seul profit d’une agriculture de « firmes » capable d’affronter le marché mondial. Les citoyens souhaitent un environnement sain et une alimentation de qualité, et les agriculteurs veulent pouvoir vivre dignement de leur métier.


Créer les conditions de la transformation agricole


Les agronomes considèrent que les réponses actuelles, comme l’allègement des normes et la focalisation sur la seule innovation technologique, ne sont pas suffisantes et cachent les véritables défis : changement climatique, souveraineté alimentaire, biodiversité, renouvellement générationnel. Outre les meilleurs compromis entre protection des ressources et production agricole, ils ont travaillé sur les conditions techniques de la transition agroécologique. Cette dernière n’est plus une utopie mais, outre un changement de modèle de consommation alimentaire, trois conditions sont nécessaires pour sortir du statu quo mortifère.

 

L’autonomie de l’entreprise agricole


La performance est encore souvent uniquement jugée à l’aune du volume de production. Ceci engendre une perte certaine d’autonomie, au niveau de l’entreprise (dépendance aux intrants, au crédit, aux technologies) et à l’échelle de la ferme France (dépendance aux importations, vulnérabilité géopolitique, exposition aux marchés mondiaux). Le revenu de l’agriculteur dépend de sa productivité mais aussi de sa capacité à maîtriser ses charges.  Les agronomes ont montré que ce revenu est identique voire supérieur pour des systèmes de production orientés vers la résilience.


Sortir des coûts cachés


Les modèles agricoles sont encore comparés sans intégrer leurs effets indirects (pollutions, vulnérabilité climatique, dégradation des sols…) ni les bénéfices cachés (autonomie, santé globale …). Les coûts induits ne sont pas affectés aux systèmes qui les génèrent et sont pris en charge collectivement (dépollution de l’eau potable, pollution chimique par la sécurité sociale…). Tant que ces effets ne sont pas évalués précisément, le débat public oppose des performances apparentes à des coûts invisibles.


Changer les règles du jeu du système agrialimentaire


Le système agrialimentaire français s’est construit sur les concepts de spécialisation et de compétitivité et appuyé sur un système sociotechnique cohérent (formation, conseil, recherche, politiques publiques, réglementation, filières). Le transformer est donc difficile, car même si les alternatives existent, elles sont difficilement adoptées tant que ces règles du jeu ne changent pas. Le problème n’est donc pas l’absence de solutions techniques, mais les conditions institutionnelles qui rendent le débat prisonnier d’oppositions stériles.

 

Les signataires


Marianne Cerf, Michel Duru, Marie-Hélène Jeuffroy, Antoine Messéan, Jean-Marc Meynard, Bertrand Omon, François Papy, Philippe Prévost, Guy Richard, Jean-Marie Seronie.


Tous les signataires sont à la fois membres de l’Association française d’agronomie et de l’Académie d’agriculture de France.

 
 
 
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